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mercredi 15 mai 2013

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Syndrome du canal carpien (SCC)

Le syndrome du canal carpien (SCC) traduit la compression du nerf médian lors de son passage sous le ligament annulaire antérieur du carpe, à la base de la paume de la main. Les principaux facteurs de risque professionnels reconnus du SCC sont les mouvements répétitifs de flexion/extension et de déviation du poignet, le travail de force et l’utilisation d’un outil vibrant. L’obésité, le diabète et l’hypothyroïdie sont les principaux facteurs de susceptibilité individuelle. Le SCC constitue la première cause de maladie professionnelle en France avec 8 797 cas en 2003, soit 37 % des maladies professionnelles indemnisables au titre du tableau 57 du régime général, devant les pathologies de l’épaule et du coude. Deux programmes de surveillance épidémiologique ont été mis en oeuvre dans le département du Maine-et-Loire afin d’estimer l’ incidence ( Fermer Incidence
Indicateur épidémiologique mesurant la fréquence de survenue d'une maladie pendant une période donnée
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du SCC dans la population générale, qu’il soit ou non d’origine professionnelle, d’étudier sa distribution en fonction de l’âge, du sexe, du secteur d’activité et de la profession et de déterminer la part des cas attribuables à l’activité professionnelle :

  • Le premier, mis en place entre 2002 et 2004, reposait sur un réseau de cinq médecins neurophysiologistes et/ou neurologues pratiquant en 2002 le diagnostic électromyographique (EMG) du SCC dans le Maine-et-Loire.
  • Le deuxième a permis, grâce à la collaboration des chirurgiens de la Main du Maine et Loire, de repérer a posteriori une majorité des cas opérés d’un SCC dans le département en 2002 et 2003.

Dans les deux programmes, les personnes concernées par cette surveillance sont les adultes âgés de 20 à 59 ans, résidant dans le Maine-et-Loire, professionnellement actifs ou non, présentant un SCC diagnostiqué par l’un des médecins du réseau (pour les cas EMG) ou opérés dans une des cliniques participantes (pour les cas opérés).

Plusieurs articles ont été publiés à partir des données issues de cette enquête, portant notamment sur les fractions de risques attribuables au travail.

Les résultats de ces enquêtes ont été affinés en réalisant des fractions de risque attribuables, qui prennent en compte non seulement l’emploi mais aussi les facteurs individuels, connus comme étant à risque de SCC, tels que l’obésité, le diabète ou les problèmes thyroïdiens.

Une nouvelle étude, à l’échelle régionale, permettant ainsi d’inclure un plus grand nombre de patients, sera lancée pour les patients ligériens opérés en 2011 et 2012.