1. La phase transversale 2002-2004
En 2002, l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) a mis en place un réseau de surveillance épidémiologique des troubles musculo-squelettiques (
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Troubles musculo-squelettiques
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) dans la région des Pays de la Loire. Grâce à la participation de 83 médecins du travail des cinq départements de la région, un échantillon de 3 710 salariés tirés au sort parmi les effectifs des médecins a pu être constitué entre 2002 et 2005. Les données de cette phase initiale ont été recueillies à l’aide d’un autoquestionnaire rempli par le salarié en salle d’attente qui portait sur les symptômes musculo-squelettiques et les conditions de travail, et d’un examen clinique réalisé par le médecin conformément au consensus européen Saltsa pour le diagnostique des TMS. Cette phase initiale a permis de produire des connaissances inédites sur la fréquence des TMS et des contraintes professionnelles dans la population salariée.
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2. La cohorte
COSALI
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COSALI
Cohorte des salariés ligériens
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En 2006, le suivi prospectif de ces salariés a été mis en place et une plaquette d’information reprenant les principaux résultats de la phase initiale et les perspectives de suivi a été envoyée aux salariés et aux médecins participants. L’objectif principal du suivi est de décrire le devenir médical et professionnel des salariés et d’étudier plus particulièrement celui des salariés chez lesquels un TMS de l’épaule avait été diagnostiqué. Cette cohorte a été baptisée COSALI pour « Cohorte des salariés ligériens ». En 2007, un auto-questionnaire postal a été envoyé à l’ensemble des salariés de la cohorte. Il portait sur l’évaluation des symptômes musculo-squelettiques (questionnaire de type Nordique), la qualité de vie (échelle SF 36), l’évolution professionnelle depuis la phase initiale, les conditions de travail actuelles et les facteurs psychosociaux (questionnaire de Karasek). Un questionnaire plus complet était proposé aux 274 salariés présentant un syndrome de la coiffe des rotateurs lors de la phase initiale, renseignant sur la prise en charge médico-chirurgicale de leur problème à l’épaule et sur l’évaluation de leur incapacité fonctionnelle des membres supérieurs (questionnaire Dash). La base de données des auto-questionnaires a été gelée en juin 2009 : elle comprend 2 332 questionnaires, soit un taux de retour global de 62,9 %. De plus, un examen clinique standardisé conforme au consensus Saltsa était réalisé par le médecin du travail en 2007 chez les salariés souffrant d’un problème à l’épaule, puis entre 2008 et 2010 chez tous les autres salariés. Un total de 1 611 salariés a pu bénéficier d’un examen clinique entre 2007 et mi-2010. Le taux de retour atteint 43,4 % sur l’ensemble des salariés, et 63,3 % si l’on ne considère que les salariés dont le médecin du travail était connu du LEEST lors du suivi (sont donc exclus : les retraités, les salariés ayant démissionné, ayant quitté la région, licenciés…). Cette phase de suivi a permis d’enrichir l’état des connaissances sur le devenir professionnel et médical des salariés.