Le dosifilm

Si l'on observe un éclaté du dosifilm employé au Commissariat à l'Énergie Atomique (C.E.A.) :

  • a. Les deux cylindres de plomb inclus dans la faxe arrière du boîtier permettent de déceler une exposition reçue dans le dos. En conséquence, le film doit être placé de telle manière que le nom du porteur soit visible.
  • b. Le boîtier correspond à un équivalent tissus de 300 mg.cm-2 pour les rayonnements électromagnétiques.
  • c. La plage " nue " sans écran correspond à une mesure effectuée sous 20 mg.cm-2, qui est l'épaisseur de la pochette contenant l'émulsion.
  • d. La plage 200 µGy à 8 mGy et la plage 6 mGy à 300 mGy permettent la mesure de l'exposition mensuelle subie par la peau et l'organisme en profondeur, en situation normale.
  • e. Le boîtier plus l'écran 1,5 mm d'aluminium, qui correspondent à un équivalent tissus de 700 mg.cm-2, arrêtent tous les rayonnements électroniques d'énergie inférieure à 1,6 MeV.
  • f. Les autres écrans, d'épaisseur et de nature variables, permettent d'effectuer une spectromètrie des rayonnements électromagnétiques, essentiellement pour les doses absorbées les plus faibles. Pour une énergie d'une centaine de keV, une correction doit être effectuée pour tenir compte du voile dû à la grande sensibilité des émulsions dans ce domaine d'énergie.
  • g. La plage 200 mGy à 8 Gy n'est lue qu'en cas d'accident d'exposition.
  • h. Enfin, une nacelle amovible située en dessous du dosifilm contient deux pastilles de fluorure de lithium qui, faute de mieux, seront lues si le film est inexploitable. 

Source : Formation radioprotection à l'intention des personnes compétentes

Cours "Détection des rayonnements ionisants" G. Moreau - M. Ammerich / C.E.A. - I.N.S.T.N.