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Rayonnements ionisants et radioactivité |
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I. Rayonnement ionisant et non ionisant. Définition : Un rayonnement particulaire ou électromagnétique est IONISANT lorsqu'il est susceptible d'arracher des électrons de le matière. Pour celà, il est nécessaire que l'énergie individuelle
des particules ou des photons soit supérieure à l'énergie
de liaison minimale des électrons du milieu considéré.Le
tableau suivant résume la valeur minimale d'énergie à
apporter pour arracher les électrons liés des principaux
atomes constitutifs de la matière biologique.
Les rayonnements ionisants sont de 2 types avec
les caractéristiques suivantes :
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| II.
Rappels
sur la structure de l'atome.
Un atome est constitué :
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Source : SFEN
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Au sein de l'atome résident différents
types de forces ou interactions qui assurent la cohésion et l'interaction entre les différents
constituants de l'atome.
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III. Isotopes et isobares - noyaux stables et noyaux radioactifs. Les isotopes sont les différents atomes qui appartiennent à un méme élément chimique. Ils ont :
Les isobares sont des atomes qui ont :
Qu'il s'agisse d'isotope ou d'isobare, ceux-ci
sont radioactifs quand l'arrangement des nucléons dans le noyau
est instable en raison d'un excès de neutrons ou de protons. On appelle donc radioactivité le processus
par lequel certains noyaux atomiques émettent de façon
spontanée un rayonnement. |
IV. Les différents modes de radioactivité (ou de désintégration). Le nombre de noyaux stables et de noyaux radioactifs naturellement présents sur la terre est de 300. Ce nombre est porté à environ 2000 à partir des réactions nucléaires effectuées en laboratoire (exemple: le technicium n'a que des isotopes radioactifs). Si l'on reporte sur un graphique le nombre de neutrons (N) en fonction du nombre de protons (Z) déterminant tous les noyaux possible, on obtient le diagramme des nucléides stables et radioactifs. La courbe qui s'écarte de la médiane (N = Z) correspond aux noyaux stables. On remarque donc que ceux-ci sont peu nombreux par rapport à l'ensemble des noyaux possibles. Cette courbe est appelée "ligne de stabilité bêta". La ligne de stabilité ne se poursuit pas au delà du bismuth 20783Bi, puisqu' au delà de ce noyau on ne trouve aucun nucléïde stable. On se rend compte que tout noyau en dehors de cette ligne de stabilité va tendre à devenir stable par un mode ou un autre de transformation ou encore mode de radioactivité ou encore mode de désintégration. Toute désintégration radioactive donne naissance à un élément chimique différent. |
1. La désintégration bêta moins C'est celle que subissent les noyaux qui se situent dans la zone 1 et la partie gauche de la zone 3. Ces 2 zones traduisent un excès de neutrons
(exemple: 131I par rapport à 127I stable). Elle s'écrit de la manière suivante: 10n ---> 0-1e
+ 11p + 00
Le noyau se transforme donc de la manière
suivante: AZX ---> AZ+1Y
+ e + |
2. La désintégration bêta plus C'est celle que subissent les noyaux qui se situent
dans la zone 2 où l'on
observe un excès de protons (exemple: 124I). Elle s'écrit de la manière suivante: 11p ---> 0+1
Le noyau se transforme donc de la manière
suivante: AZX ---> AZ-1Y
+ Le diagramme d'énergie de ce rayonnement
est aussi un spectre d'émission.
Cependant, on remarque qu'un certain nombre de particules sont émises
pour les faibles énergies (la courbe démarre à l'origine
des 2 axes).En effet, , les particules β+ subissent d'emblée une répulsion dûe aux charges positives
des protons du noyaun (à l'inverse des particules β- qui subissent une attraction et nécessitent plus d'énergie
pour être expulsées). |
3. La capture électronique (C.E.) C'est un autre mode de désintégration
que subissent les noyaux qui se situent dans la zone
2 où l'on observe un excès de protons (exemple: 123I
et 125I). Elle s'écrit de la manière suivante: 11p + 0-1e
---> 10n + 00ne Les conditions énergétiques recquises pour la C.E. sont moins strictes que pour l'émission β+. Lorsque les 2 modes sont possibles, la C.E. est favorisée pour les atomes lourds. En effet, plus l'élément est lourd, plus le noyau est volumineux (Z élevé). Mais comme le rayon des orbites électroniques est indépendant de Z, les électrons de la couche K sont plus proches du noyau donc plus facilement attractibles. La caractéristique importante de la C.E.
est qu'elle s'accompagne d'une émission d'un rayonnement de désexcitation
consécutive au réarrangement du cortège électronique
(celui-ci se réarrange de proche en proche de manière à
combler la lacune électronique). C'est une radioactivité produite par l'interaction faible. |
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C'est le mode de désintégration que subissent
les noyaux lourds qui se situent dans la zone
3 (exemple: 21084Po). Le noyau se transforme donc de la manière
suivante: AZX ---> A-4Z-2Y
+ 42He Le diagramme d'énergie de ce rayonnement est un spectre de raie. L'émission des particules alpha est d'autant plus énergétique que la période du radionucléide est courte. Le tableau suivant donne les 2 extrèmes:
Remarques: a. les périodes diffèrent d'un
facteur 1024 alors que l'énergie ne diffère que
d'un facteur 2 (la notion de période est définie à
la fin de ce cours). Une particule α oscille dans un puits de potentiel et heurte la paroi de ce puits. Une partie trés faible, mais non nulle, de l'onde qui l'accompagne traverse la barrière de potentiel par effet tunel. MAIS, pour Eα < 4 MeV, l'épaisseur de la barrière devient trop grande
pour que la probabilité de passage ait une valeur sensible. Lors
d'une émission α par
un noyau de la partie gauche de la zone
3, on aboutit à un noyau qui se situe dans la zone
2 et qui à son tour émet un rayonnement β-. |
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La plupart des désintégrations engendrent des noyaux "fils" qui ne sont pas au niveau énergétique le plus bas. Ces noyaux sont dans un état excité (AZX*). Les réarrangements de la structure du
noyau qui en découlent correspondent donc à une désexcitation
nucléaire: c'est l'isomérisme nucléaire. C'est une transformation isobarique. Le diagramme d'énergie de ce rayonnement est un spectre de raie. L'énergie du photon γ est
égale à l'énergie d'excitation du noyau fils dont
il est issu et la gamme d'énergie de ce type de rayonnement est:
60 KeV < Eγ <
3 MeV. |
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L'intensité d'une émission est le
nombre de rayonnement d'un type et d'une énergie donnés pour
100 transformations.
Cas particulier des rayonnements γ : le retour à l'état fondamental
peut s'effectuer en passant par plusieurs états excités et
comme les rayonnements γ sont issus des désexcitations qui s'ensuivent, il peut y avoir émission
de plusieurs rayonnements γ pour une même désintégration. |
V. Les lois de la radioactivité. 1. La décroissance radioactive La loi de décroissance des noyaux radioactifs a été établie expérimentalement en 1902 par Rutherford et Soddy (prix Nobel de chimie en 1921). Définition : le nombre, dN, de désintégrations nucléaires spontanées qui se produisent dans une quantité donnée de matière pendant un temps infiniment petit, dt, est proportionnel au nombre d'atomes radioactifs (N) et au temps (dt) selon la relation : dN = - λ . N . dt (1) λ est la constante
radioactive et c'est une caractéristique du radionucléide.
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Définition : la période radioactive d'un radionucléide, T, est le temps nécessaire pour que la moitié des atomes radioactifs présents initialement se soient désintégrés. Au bout d'un temps t correspondant à une période, T, on a donc : NT = N0 / 2 = N0 . exp (- λ . T) soit : λ . T = Ln 2 et donc : T = 0,693 /λ |
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Définition : l'activité A d'un radionucléide est le nombre de désintégrations qui se produisent par unité de temps dans une quantité donnée de ce radionucléide. L'unité est le BECQUEREL (Bq) : 1 Bq = 1 désintégration par seconde. L'ancienne unité encore
très utilisée est le Curie (Ci) : 1 Ci = 3,7 1010 Bq Compte-tenu des relations (1) et (2), on obtient : A = λ. N = (0,693 / T) . N (3) On peut ainsi montrer que : At = A0 . exp (- λ . t) |
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D'après la définition de l'activité, on peut dire que : une activité de 1 Bq est l'activité d'une quantité de radionucléide dans laquelle le nombre moyen de désintégrations par seconde est égal à 1. Donc une activité de 1 Bq correspond à
un nombre d'atomes égal à : 1 / λ = T / 0,693 La masse m des N atomes dont l'activité
est A, est alors : M . N Et d'après la relation (3) : M .
N T avec: m et M en grammes, A en Bq et T en secondes.
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