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L'équation de Henri - Michaelis - Menten / L'équation de Briggs - Haldane |
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1. L'enregistrement de la cinétique de la réaction enzymatique 2. Vitesse d'apparition du produit 3. La mesure de la vitesse initiale de la réaction enzymatique 4. Conditions de concentrations en substrat pour les mesures de cinétiques enzymatiques : [S0] >> [E0] 5. L'hypothèse du quasi équilibre : l'équation de Henri, Michaelis et Menten, appelée équation de Michaelis - Menten (1913) |
6. L'hypothèse de l'état stationnaire de la concentration du complexe ES : l'équation de Briggs - Haldane (1925) 7. La signification des paramètres cinétiques : 8. La représentation des doubles inverse ou représentation de Lineweaver - Burk |
| 1. L'enregistrement
de la cinétique de la réaction enzymatique
L'enzymologie est une discipline qui paraît bien souvent théorique et, en effet, des modèles ont besoin d'être développés pour rendre compte de la diversité et, parfois, de la complexité des réactions enzymatiques. Cependant, si l'on manipule des équations, celles-ci s'appliquent à l'analyse de données expérimentales : les valeurs des vitesses d'une réaction enzymatique mesurées dans diverses conditions (de concentrations de substrat, en présence de molécules qui augmentent ou diminuent la vitesse ...). La cinétique d'une réaction enzymatique est la variation en fonction du temps de la quantité (donc de la concentration) de molécules (substrats et produits de la réaction). L'enregistrement de cette cinétique implique que cette molécule possède des propriétés physico-chimiques qui permettent de la détecter de manière quantitative :
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| 2. Vitesse globale d'apparition du produit |
Considérons le mécanisme le plus simple pour décrire :
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E + S
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k1
<====> k-1 |
ES
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k2
<====> k-2 |
E + P
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Par définition la vitesse de la réaction est la variation de la concentration du substrat ou celle du produit en fonction du temps. Le signe moins indique que l'entité disparaît. |
v = -
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d[S]
--------- = dt |
d[P]
--------- dt |
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Au début de la réaction enzymatique, il n'y a que le substrat et pas de produit. Il est préférable, du point de vue de la précision, de mesurer la vitesse d'apparition du produit que celle de la disparition du substrat. En d'autres termes, on mesure plus précisément une faible augmentation de la concentration du produit (puisque l'on part de zéro), qu'une faible diminution de la concentration du substrat (qui est "énorme" au début de la réaction). |
| Ainsi, l'équation de la vitesse globale d'apparition du produit est la somme des vitesses élémentaires de formation et de disparition du produit : |
v =
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d[P]
--------- = dt |
(k2 . [ES]) - (k-2 . [E] [P]) |
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3. La mesure de la vitesse initiale de la réaction enzymatique Cette équation différentielle n'est pas facile à résoudre et, de plus, rappelons que Henri, Michaelis et Menten ont développé leur théorie à une époque (1913) où l'on ne disposait pas d'ordinateur susceptible d'approcher les solutions d'une manière ou d'une autre. Pour simplifier l'équation globale, il est nécessaire de faire une première approximation (tout à fait justifiée) : on considère qu'il existe un temps suffisamment court pendant lequel la quantité (donc la concentration) du produit formé est négligeable. Remarque : négligeable ne signifie pas nulle, sinon on n'aurait aucun signal détécté pour enregistrer la cinétique. Expérimentalement comment celà se traduit-il ? On trace la tangente de la cinétique, à partir de son origine, cette tangente correspondant à la "portion linéaire" de la cinétique. Cette estimation visuelle dépend de l'expérimentateur. La pente de la tangente à l'origine de la cinétique (d[P] / dt) s'appelle la vitesse initiale de la réaction enzymatique, vi. Puisque le terme [P] est négligeable, le terme (k-2 . [E] [P]) l'est aussi. Remarque : celà ne signifie pas que la constante de vitesse k-2 est nulle ou négligeable (on ne sait rien à priori sur sa valeur). |
| L'équation de la vitesse globale de formation du produit devient : |
vi
=
|
d[P]
--------- = dt |
(k2 . [ES]) (rel. 1) |
| En ce qui concerne le substrat, la loi de conservation des espèces moléculaires s'écrit : |
[S0] = [S] + [ES] + [P]
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| La concentration du produit étant négligeable : |
[S0] = [S] + [ES]
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| Puisque : [S0] >> [E0], la concentration maximale du complexe enzyme - substrat [ES] est limitée par la concentration initiale de l'enzyme : |
[ES]max = [E0]
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| En conséquence : |
[S0] >> [ES]
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| Finalement, on peut considérer à tous moments de la réaction que l'on a : |
[S0] # [S]
(rel. 2)
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5. L'hypothèse du quasi équilibre : l'équation de Henri, Michaelis et Menten, appelée équation de Michaelis - Menten (1913) |
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Maud Menten (1879 - 1960) |
Leonor Michaelis (1875 1949) |
| Ces auteurs ont fait l'hypothèse que dès l'addition de l'enzyme, il s'établit un équilibre rapide entre les formes libres de l'enzyme et du substrat (E et S) et le complexe enzyme-substrat (ES), appelé complexe de Michaelis - Menten : |
E + S
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k1
<====> k-1 |
ES
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| On définit la constante de dissociation KS (constante macroscopique) qui lie la concentration des composés impliqués dans cet équilibre: | [E] .
[S] ------------ = [ES] |
k1
------- = k-1 |
KS |
| Ce qui permet d'exprimer la concentration de [ES] qui est inconnue à tout moment de la réaction : |
[ES] =
|
[E] . [S] ------------ KS |
| Qui peut être exprimée en fonction de [S0] (rel. 2): |
[ES] =
|
[E] . [S0] -------------- (rel. 3) KS |
| Les relations (1) et (3) permettent d'écrire : |
vi
=
|
( k2 . [E] )
.
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[S0] ( --------- ) (rel. 4) KS |
| Pour l'enzyme, la loi de conservation des espèces moléculaires s'écrit : |
[E0]
=
|
[E] +
[ES]
|
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| En remplaçant [ES] par son expression en fonction de [E] (rel. 3) : |
[E0]
=
|
[E] +
|
[E] . [S0]
( -------------- ) KS |
| => |
[E0]
=
|
[E] .
|
[S0] ( 1 + -------- ) KS |
| => |
[E] =
|
[E0]
|
|
| En remplaçant [E] par cette nouvelle expression dans la relation (4) : |
vi
=
|
( k2 . [E0]
) .
|
[S0] ( -------- ) KS ------------------- [S0] ( 1 + -------- ) KS |
| En multipliant numérateur et dénominateur par KS : |
vi
=
|
( k2 . [E0]
) .
|
[S0] ( -------------- ) KS + [S0] |
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Quand la concentration initiale du substrat est très grande, c'est-à-dire quand [S0] >> KS, le terme |
[S0]
( --------------- ) KS + [S0] |
tend vers 1.
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| La vitesse initiale mesurée pour cette concentration initiale de substrat tend vers une valeur maximale : |
Vmax = k2 . [E0]
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| On aboutit à la relation de Henri - Michaelis et Menten : |
vi
=
|
Vmax
.
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[S0] ( --------------- ) KS + [S0] |
| Qui se décompose en deux termes : |
Terme catalytique
(asymptote de l'hyperbole) |
fonction de saturation (hyperbole) |
| 6. L'hypothèse de l'état stationnaire de la concentration du complexe ES : l'équation de Briggs - Haldane (1925) |
| Ces auteurs
ont développé une équation plus générale
que celle de Henri - Michaelis et Menten.
Ils ont montré qu'il ne s'établit pas forcément un équilibre rapide pour toutes les enzymes entre les formes libres de l'enzyme et du substrat (E et S) et le complexe enzyme-substrat (ES). Mais, après un certain délai (appelé état pré-stationnaire), c'est la concentration du complexe enzyme-substrat ES qui demeure constante : cette concentration est à l'état stationnaire. |
E + S
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k1
<====> k-1 |
ES
|
k2
<====> k-2 |
E + P
|
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Celà signifie que si [ES] = constante, les vitesses globales :
sont égales. |
| On a vu que si les mesures de cinétiques sont faites en condition de vitesse initiale, le terme (k-2 . [E] [P]) est négligeable. | ||
| En conséquence, l'égalité des vitesses de formation et de disparition s'écrit : |
k1
. [E] . [S0] =
|
(k-1 + k2) [ES] |
| => |
[E] . [S0]
=
|
k-1
+ k2 ( ----------------- ) . [ES] (rel. 5) k1 |
| La loi de conservationdes espèces moléculaires appliquée à l'enzyme permet d'écrire : |
[E]
=
|
[E0] - [ES] |
| En remplaçant [E] par cette nouvelle expression dans la relation (5) : |
([E0]
- [ES]) . [S0]
=
|
k-1 + k2
( ----------------- ) .[ES] (rel. 6) k1 |
| On définit une nouvelle constante macroscopique, la constante de Michaelis : |
k-1 + k2
KM = ----------------- k1 |
| La relation (6) s'écrit : |
([E0] . [S0])
- ([ES]. [S0]) =
|
KM . [ES] |
| => |
[ES] . (KM +
[S0]) =
|
[E0] . [S0] |
| => |
[ES] =
|
[S0] [E0] . ( ----------------- ) KM + [S0] |
| En multipliant les deux termes de l'égalité par k2 : |
k2 . [ES]
=
|
[S0]
(k2 . [E0]) . ( ------------------ ) KM + [S0] |
| Puisque : |
vi = k2 .
[ES] (rel. 1)
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Vmax = k2.
[E0]
|
||
| On aboutit à la relation de Briggs - Haldane : |
vi
=
|
Vmax
.
|
[S0]
( ----------------- ) KM + [S0] |
| Qui se décompose en deux termes : |
Terme catalytique
(asymptote de l'hyperbole) |
fonction de saturation (hyperbole) |
| 7. La signification des paramètres cinétiques |
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a. La constante de vitesse k2 ou constante catalytique kcat k2 est une constante de vitesse du premier ordre (réaction monomoléculaire) dont l'unité est : s-1. C'est donc l'inverse d'un temps ou une fréquence : la fréquence à laquelle l'enzyme accomplit l'acte catalytique (ou "turn-over"). C'est la raison pour laquelle cette constante est appelée constante catalytique ou kcat. b. La vitesse maximale de la réaction Vmax La vitesse maximale d'une réaction enzymatique est une vitesse initiale théorique : c'est l'asymptote de l'hyperbole obtenue lorsque l'on reporte : vi = f([S0]), que l'on appelle la courbe de saturation. Elle ne peut donc être physiquement mesurée puisqu'elle correspond à une concentration de substrat infinie. Sa valeur ne peut-être qu'approchée :
Remarque 1 : Pourquoi appelle-t-on la courbe vi = f([S0]), une courbe de saturation ? Plus la concentration initiale du substrat est élevée, plus il y a de molécules d'enzyme qui fixent une molécule de substrat (plus la concentration du complexe ES est élevée) : on dit que l'enzyme est saturée par le substrat. Il faut noter que, quelle que soit la concentration du substrat : [S0] >> [E0]. En conséqeunce, même si elle n'est pas saturante, la concentration du substrat est toujours en excès. Remarque 2 : Vmax peut être calculée à l'aide de la relation : Vmax = kcat . [E0]. Cependant, il faut connaître kcat qui ne peut-être déterminée que si l'on a estimé une valeur la plus approchée de ...Vmax ! |
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c. La constante de dissociation KS et la constante de Michaelis KM |
| Les deux relations sont équivalentes mathématiquement mais se distinguent quant à la signification de la constante : | ||||
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E + S
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k1
<====> k-1 |
ES
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kcat
<====> k-2 |
E + P
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| Dans la relation de Henri - Michaelis et Menten, la constante est : |
k-1 KS = ----------- k1 |
|||
| Dans la relation de Briggs - Haldane, la constante est : |
k-1 + kcat KM = ------------------ k1 |
|||
| Cette différence traduit deux mécanismes très différents: |
| Dans
l'hypothèse du quasi-équilibre,
la valeur de la constante de vitesse kcat est très inférieure à k-1. Le complexe ES se dissocie
donc plus fréquemment en relarguant le substrat libre qu'il ne subit
l'acte catalytique.
L'affinité est l'aptitude qu'ont deux molécules à s'associer et KS est une constante de dissociation donc l'inverse d'une constante d'association. En conséquence, KS traduit véritablement l'affinité d'une enzyme pour un substrat. |
| Dans
l'hypothèse de l'état stationnaire,
le complexe ES se dissocie aussi souvent en E et S qu'il forme le produit.
Quelle est la signification de KM ?
KM est donc la concentration en substrat pour laquelle la vitesse initiale mesurée est égale à la moitié de la vitesse initiale maximale, Vmax. |
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d. Le rapport (kcat / KM) ou constante de spécificité 1er cas : une enzyme qui fixerait facilement un substrat (KM faible) pourrait catalyser très lentement la réaction (kcat faible). 2ème cas : inversement, une enzyme qui ne serait saturée qu'à de fortes concentrations de substrat (KM élevé) pourrait accomplir trés rapidement l'acte catalytique (kcat élevée). On voit donc que l'un ou l'autre de ces deux paramètres ne permettent pas de caractériser l'efficacité d'une enzyme. Il faut à la fois une fixation du substrat à de faibles concentrations et une catalyse rapide : c'est donc le rapport (kcat / KM) qui reflète l'efficacité d'une enzyme à catalyser une réaction. |
| On remarque que la valeur maximale du rapport (kcat / KM) : | kcat
----------- = KM |
kcat k1 . ( ----------------- ) k-1 + kcat |
| est obtenue quand : |
kcat --------------- = 1 k-1 + kcat |
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La limite du rapport (kcat / KM) est donc la constante de vitesse d'association enzyme - substrat, k1. Cette constante a elle-même pour limite la vitesse de diffusion des macromolécules dans le milieu réactionnel (108 - 109 M . s-1). C'est le cas, par exemple, de la triose phosphate isomérase de la glycolyse. |
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8. La représentation des doubles inverse ou représentation de Lineweaver-Burk Le principe des représentations graphiques est de transformer l'équation de Briggs - Haldane (ou de Henri, Michaelis et Menten) afin d'obtenir l'équation d'une droite. |
| L'équation de Briggs - Haldane (ou de Henri, Michaelis et Menten) s'écrit : |
vi --------- = Vmax |
[S0] ---------------- KM + [S0] |
| En inversant : | Vmax
--------- = vi |
KM + [S0]
---------------- [S0] |
| Soit : | Vmax
--------- = vi |
KM
+ 1 -------------- 1 |
| Et en divisant les deux membres de l'égalité par Vmax : | 1
---- = vi |
KM
+ 1 -------------- Vmax |
| On obtient l'équation d'une droite : | 1
---- = vi |
KM
1
1
-------- . -------- + --------- Vmax [S0] Vmax |
| Si l'on représente : | 1
---- = vi |
1 f (-------) [S0] |
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On obtient une droite de pente :
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KM ------------ Vmax |
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et dont l'ordonnée à
l'origine est :
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1 ------------ Vmax |