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Réactions d'oxydo-réduction - Relation de Nernst - NAD(P)+ Chaîne respiratoire - Théorie chimio-osmotique - Synthèse d'ATP |
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1. Réactions d'oxydo-réduction et potentiel de réduction standard
2. Potentiel de réduction de 2 demi-réactions redox : Relation de Nernst 3. Relation entre le potentiel de réduction standard et l'énergie libre de Gibbs standard 4. Structure du NAD+ et du NADP+. Mécanisme de transfert de l'ion hydrure 5. Rôle biologique des formes réduites : NADH et du NADPH |
6. Respiration cellulaire : la chaîne respiratoire
7. Respiration cellulaire : la synthèse d'ATP par phosphorylation oxydative et l'ATP synthase
Cours sur la respiration chez les végétaux |
1. Réactions d'oxydo-réduction et potentiel de réduction standard. a) Définitions : réducteur - oxydant - réaction et couple redox. De nombreuses réactions du métabolisme mettent en jeu des transferts d'électrons et bien souvent de protons. Une même molécule va donc être dans un état réduit ou oxydé et ces deux formes de la même molécule s'appelle un couple oxydo-réducteur ou couple rédox. Considérons une molécule A. Par convention, les deux formes oxydée et réduite de A s'écrivent : (Aox / Ared) La réaction d'oxydo-réduction ou réaction redox entre ces deux formes s'écrit : αA Aox + n e- <===> βA Ared
Qu'est-ce-qu'un potentiel de réduction d'un couple redox et comment le mesure-t-on ? On mesure un potentiel de réduction standard à l'aide d'une pile électrochimique constituées de 2 demi-piles. Chaque demi pile constitue un couple redox et est le siège d'une réaction redox. Quand on mesure le potentiel rédox standard d'un couple rédox, l'une de ces demi-piles sert de référence pour la mesure (de la même manière que la mesure de l'énergie libre de Gibbs nécessite que l'on ait fixé des conditions de référence). Cette demi-pile de référence est l'électrode à hydrogène (qui est le siège de l'oxydation de l'hydrogène) :
Cependant, pour les réactions biologiques, les conditions de référence se rapportent à une concentration d'ions H+ de 10-7 M (pH = 7) dans la demi pile de référence. Ainsi, pour les réactions biologiques, on a défini un potentiel de réduction standard dans les conditions physiologiques : E°'. |
2. Potentiel de réduction de 2 demi-réactions redox : Relation de Nernst Lorsque les électrodes d'une pile sont réunies par un conducteur extérieur au système, un courant électrique traverse spontanément la pile et parcourt l'ensemble du circuit. a. La réaction d'oxydation qui se produit à l'anode où se trouve le couple oxydo-réducteur (Box / Bred) s'écrit : αB Bred <===> βB Box + n e-
αA Aox + n e- <===> βA Ared
αA Aox + αB Bred <===> βA Ared + βB Box
Exercices de calculs de potentiels rédox (et autres : thermodynamique ; cinétique ...). |
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4. Structure du NAD+ et du NADP+. Mécanisme de transfert de l'ion hydrure Dans un très grand nombre de réactions d'oxydo-réduction qui ont lieu dans la cellule, les électrons sont transférés par des coenzymes : on peut citer à titre d'exemple, la nicotinamide adénine dinucléotide ou NAD+ et la nicotinamide adénine dinucléotide phosphate ou NADP+.
Enfin, les spectres d'absorption des formes oxydée et réduite sont distincts et cette propriété est utilisée dans les dosages enzymatiques qui mettent en jeu des déshydrogénases. |
| 6. Respiration cellulaire : la chaîne respiratoire |
De manière schématique, les réactions du catabolisme ont deux finalités :
Ces coenzymes réduits sont à l'origine de la synthèse d'ATP. |
La respiration cellulaire correspond donc aux processus suivants :
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Source : "Biologie"Campbell (1995) Ed. De Boeck Université |
Chez les plantes un processus analogue a lieu dans les chloroplastes ; enfin, un processus très semblable se déroule chez les bactéries. |
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b) La mitochondrie et la chaîne
respiratoire
La mitochondrie est limitée par deux membranes de propriétés très différentes :
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c) Les protéines de la chaîne respiratoire La chaîne respiratoire est un ensemble de complexes protéiques qui assurent un transfert de protons et/ou d'électrons comme le ferait "une équipe de rugby qui se passe le ballon". Les caractéristiques des quatre complexes protéiques sont les suivants : |
| Complexe | Protomères | Masse molaire (Da) | Composants |
| complexe I : NADH-coenzyme Q oxydoréductase | 25 | 800 000 |
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| complexe II : succinate-coenzyme Q oxydoréductase | 4 | 125 000 |
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| complexe III : coenzyme Q-cytochrome c oxydoréductase | 8 | 220 000 |
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| complexe IV : cytochrome c oxydase | 12 | 200 000 |
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| FAD : flavine adénine dinucléotide | |||
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d) Mécanismes du transfert des électrons
le complexe III :
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Au cours de la glycolyse, 2 molécules de NAD réduit (NADH + H+) sont formées par molécule de glucose dégradé. En aérobiose, la réoxydation des coenzymes réduits se fait dans la mitochondrie via la chaîne respiratoire. Or la membrane mitochondriale est imperméable aux coenzymes pyridiniques. L'entrée du pouvoir réducteur (2 H+ + 2 e-) dans la mitochondrie se fait par l’intermédiaire de systèmes de transport appelés navette (mentionné précédemment). la navette glycérol phosphate : La navette glycérol phosphate met en jeu 2 enzymes : une glycérol 3-phosphate déshydrogénase (G3PDH) cytosolique et un complexe G3PDH membranaire qui contient un groupe prosthétique FAD. Le pouvoir réducteur entre dans la mitochondrie de la manière suivante :
la navette malate - aspartate : Elle met en jeu 2 enzymes : la malate déshydrogénase et l'aspartate transaminase. Ces deux enzymes sont présentes à la fois dans le cytosol et dans la mitochondrie. Le mécanisme extrêmement sophistiqué qui permet au pouvoir réducteur d'entrer dans la chaîne de transport d'électrons est le suivant :
Remarque : chez les organismes anaérobies (ou au cours de la fermentation), il n'y a pas de chaîne respiratoire (ou elle n'est pas employée). La réoxydation du NADH formé au cours de la glycolyse se fait via la conversion du pyruvate en lactate ou en éthanol. |
L'enchaînement des réactions d'oxydo-réduction qui ont lieu lors du transfert des électrons de la chaîne respiratoire est résumé dans la figure ci-contre. L'énergie libre de Gibbs étant une grandeur d'état thermodynamique, on peut ne considèrer que les réactions impliquant le premier donneur de protons et d'électrons (NADH + H+) et le dernier accepteur d'électrons (l'oxygène moléculaire, O2). |
| Les deux demi-réaction rédox qu, du point de vue énergétique, résument la chaîne respiratoire sont : |
| (1) NADH + H+ ---> NAD+ + 2H+ +2 e- | E°'(NAD+/ NADH + H+) = - 0,32 V |
| (2) 1/2 O2 + 2H+ +2 e- ---> H2O | E°'(1/2 O2 / H2O) = + 0,82 V |
| Réaction : NADH + H+ + 1/2 O ---> NAD+ + H2O | E°'(1/2 O2 / H2O) - E°'(NAD+/ NADH + H+) = + 1,14 V |
D'après la relation qui lie la différence de potentiel de réduction standard, ΔE°'réaction, à la variation d'énergie libre standard, ΔG°'réaction :
Puisque la variation d'énergie libre standard de la synthèse de l'ATP est environ +30,5 kJ.mol-1 , la variation d'énergie libre standard liée à la réoxydation du (NADH + H+) devrait, en théorie, permettre la synthèse d'environ : (220 kJ.mol-1 / 30,5 kJ.mol-1) = 7 molécules d'ATP par molécule de (NADH + H+) réoxydé. En fait ce sont 3 molécules d'ATP qui sont synthétisées.
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7. Respiration cellulaire : la synthèse d'ATP par phosphorylation oxydative et l'ATP synthase |
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a) Force proton-motrice et théorie chimio-osmotique La théorie chimio-osmotique formulée par Peter Mitchell en 1961 (Prix Nobel en 1978) postule que le gradient de concentration de protons crée à travers la membrane sert de réservoir d'énergie libre pour la synthèse d'ATP. En d'autres termes, au fur et à mesure que les électrons traversent les quatre complexes de la chaîne de transport d'électrons, des protons passent de la matrice à l'espace intermembranaire et générent un gradient de concentration. Ce gradient de concentration de protons constitue un réservoir d'énergie libre. En effet, quand ces protons repassent la membrane interne en traversant une protéine membranaire intrinsèque, l'ATP synthase, cette énergie libre est libérée et utilisée par l'enzyme pour synthétiser de l'ATP. En conséquence, la matrice devient :
que l'espace intermembranaire. |
b) Le complexe V ou ATP synthase Le complexe V, appelé ATP synthase F0F1, utilise le gradient de concentration de protons comme source d'énergie pour synthétiser l'ATP :
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Il existe plusieurs autres types d'ATPases qui n'ont pas pour fonction la synthèse d'ATP. Ce sont des ATPases ionophores ou encore appelées pompes ioniques car l'énergie qu'elle libère en hydrolysant l'ATP est utilisée pour le transport d'ions :
D'autres types d'ATPases existent :
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En quels termes se traduit cette énergie libre ? La composante chimique dépend de la différence de pH, ΔpH, entre les deux compartiments : ΔG'chimique = 2,303 . n . RT . (pHint - pHext) = 2,303 . n . RT . ΔpH La composante électrique est proportionnelle au potentiel de membrane, ΔΨ, différence de potentiel entre les deux faces de la membrane interne:ΔG'électrique = n . F . ΔΨ Par convention, le signe de Ψ est positif quand un ion est transporté du compartiment négatif (la matrice) vers le compartiment positif (l'espace intermembranaire). La variation d'énergie libre globale est donc : ΔG'globale = (n . F . ΔΨ) + (2,303 . n . RT . ΔpH) En divisant les deux termes de l'égalité par n . F, on obtient une équation exprimée en volts : ΔG'globale
2,303 . RT . ΔpH 2,303 . RT on obtient l'expression de la force proton-motrice Δp (exprimée en volts) : Δp = ΔΨ + Z . ΔpH A 37°C, la valeur de chaque terme est :
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c) Le mécanisme de la synthèse de l'ATP par l'ATP synthase La réaction peut s'écrire de manière générale : n H+matrice + ADP + phosphateinorganique ------> n H+espace intermembranaire + ATP + H2O C'est Paul BOYER (Prix Nobel en 1997) qui a proposé un modèle pour le mécanisme enzymatique de la synthèse de l'ATP. Ce modèle a été confirmé par l'élucidation de la structure tridimensionnelle de l'ATP synthase par John WALKER (Prix Nobel en 1997). Paul Boyer a proposé que l'ATP synthase est :
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source : http://nobelprize.org/nobel_prizes/chemistry/laureates/1997/ |
Le
mécanisme décrit ci-dessus est le suivant :
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Revenons à la molécule d'ATP qui est synthétisée au niveau de la sous-unité dans la conformation βT :
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